lundi 14 mars 2011

Tableaux blancs interactifs


Récemment, plusieurs personnes se sont prononcées sur l'achat et l'installation de tableaux blancs interactifs dans toutes les classes du Québec. C'est la nouvelle idée du gouvernement Charest pour amadouer les électeurs, parents et enseignants, sans se précoccuper du vrai coût, des besoins réels de chaque approche pédagogique et de chaque enseignant, et enfin des autres possibilités qu'offre la technologie mobile en éducation.

Donc, il y eut beaucoup d'échos dans les médias suite à cette annonce.

N'étant pas moi-même experte, quoique fort intéressée, je suis à l'affut des opinions exprimées par le milieu enseignant. Je vous recommande la lecture de ce billet de Patrick Giroux, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et intéressé aux TIC en éducation. Son expertise est garante d'une opinion éclairée. Espérons que son message se rende au bureau du Premier Ministre ainsi qu'à celui de tous les députés.
Et cette lettre d'opinion de deux jeunes élèves du secondaire , publiée dans Le Devoir:

vendredi 25 février 2011

Anglais intensif en 6e année: beaucoup de questions en suspens


Cette nouvelle de Jean Charest m’a frappée et a fait jaser plus d'une de mes collègues à l'université.
De nombreux intervenants ont commencé à réagir. Plusieurs points ont été soulevés : survie du français, particularités régionales, élèves en difficulté, recrutement de profs qualifiés, etc…Yes mais...Anglais intensif: la grande improvisation ....Je pogne les nerfs ....Immersion anglaise en 6e année: le milieu de l'enseignement s'interroge ...De l'anglais intensif en 6e année ....

À priori, je suis très favorable à l’implantation de l’anglais intensif. En tant que parent, je l’ai souhaité pour mes enfants sans que cela ne se concrétise. Je peux témoigner des grandes améliorations chez les enfants qui ont pu vivre de tels programmes. Certains enfants éprouvant des difficultés académiques sont souvent fort stimulés en anglais (approche communicative) et regagnent en confiance. L'attrait et la fuite vers le réseau privé sont souvent attribuables à l'offre de l'anglais enrichi ( à Québec. c'est le cas ).
Enfin, en tant que future enseignante en anglais langue seconde, je suis évidemment interpellée par cette nouvelle.
Mais voilà, Il y a deux aspects entre autres qui me tracassent :
L'Arrimage avec le secondaire ?
L'école secondaire, en particulier les profs de sec 1 et 2, sera-t-elle préparée à recevoir la clientèle qui arrive des "bains linguistiques"?
J'ai l'impression (j'ai eu l’écho) que les élèves qui ont la chance de vivre cette expérience s'ennuient ou régressent en sec 1 et 2 , car ils se retrouvent dans un environnement anglais sporadique et plus faible que leur niveau de compétence linguistique.
À mon avis, l'instauration de 6e intensif ne pourrait se faire sans une révision des programmes de sec 1 -5. A mon avis, ce serait une erreur d'instaurer ce programme unilatéralement sans planifier et implanter simultanément un nouveau programme enrichi au secondaire pour tous. Intéresser ou "accrocher" des élèves ne peut se faire en "enseignant" des choses déjà vues et revues. Or, avec la vitesse légendaire du Mels, je m’inquiète sur cet arrimage à mettre en place.
Autre point à considérer: la formation des maîtres.
Les facultés d’enseignement d’anglais langue seconde pourront-elles très rapidement préparer les futurs maîtres à faire de l’enseignement intensif ? Présentement aucun cours de pédagogie ne prépare les futurs enseignants à ce type d’enseignement. Les universitaires chanceux- c’est un tirage au sort qui attribue les stages- peuvent obtenir un stage auprès d'un enseignant qui a une telle pratique. Étant donné qu’il me reste 2 ans (sur 4) avant de graduer, il m’apparaît crucial que je puisse être formée à 100% (et même plus ) pour répondre aux futures exigences. Je pense que la formation universitaire devrait faire son MAXIMUM (programme et cours) afin que ses étudiants soient d’excellents profs auprès des jeunes et qu’ils soient sur un pied d’égalité avec les candidats anglophones qui arriveront des autres provinces et qui seront en entrevue.
Je fais allusion aux compétences linguistiques à l'oral, à l'écrit, aux compétences technologique, didactico-pédagogique, et autres.
Je poursuis ma réflexion....
Ajout (14 mars 2011):
Un reportage intéressant à l'émission Désautels du 11 mars 2011 :L'anglais intensif au primaire, une expérience d'Alma.
Le journaliste Daniel Raunet s'est rendu au Lac-Saint-Jean où, depuis 2003, se vit cet enseignement intensif. Le reportage aborde plusieurs aspects de la question, dont le faible pourcentage d'enseignants au primaire et sondaire (18%) ayant reçu un cours de méthodologie pour enseigner l'anglais intensif. Cela est mentionné par L. French, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi.

lundi 14 février 2011

D'un Bacc à l'autre....Réflexion sur l'amitié


Tout récemment, j'ai eu la chance de souper en compagnie d'ami(e)s que j'ai connus à mon premier Bacc; un petite gang tissée serrée. Ça fait un fichu bout de temps qu'on se connait et qu'on s'aime bien. On a jasé du bon vieux temps, des profs, des étudiants, des voyages du programme d'histoire de l'art. On a fait le tour de notre jardin, de nos maîtrises ou doctorats commencés, terminés ou abandonnés, selon....

Aujourd'hui, curieusement, je suis à nouveau inscrite dans un Bacc, 30 ans plus tard... Pas des farces... J'y crois pas moi-même....Et je fais de nouvelles connaissances. Je tisse de nouvelles amitiés, avec les jeunes et moins jeunes. C'est sûr que je ne sors pas dans les party du Bacc, mais je crois que j'ai de bons échanges avec les jeunes. On rit bien ensemble, on stresse pour les examens, on partage nos expériences de stage!! On est monté dans le même bateau et on navigue ensemble contre vents et marées! Je me trouve chanceuse de faire partie d'un nouveau réseau d'entraide. Bien différent d'autrefois: aujourd'hui, on s'écrit à minuit sur Facebook pour avoir une info sur un devoir ou pour donner des nouvelles !!
Il y a une question qui m'est venue en tête: si cette nouvelle gang se soude et se rencontre dans 25 ans, serais-je de la partie ? Je serai grand-mère et active, du moins j'espère l'être en tout cas!. À l'instar de mes propres parents qui, aujourd'hui encore, démontrent une curiosité d'apprendre, j'espère avoir encore leur vitalité.
Bonne Saint-Valentin à tous, particulièrement à mon chum et mes fils que j'ADORE, à mes parents et aux membres de mes deux familles.
Bonne Saint-Valentin à toutes les autres que j'ai eu la chance de rencontrer sur mon parcours de vie familiale et qui sont devenues aussi de précieuses amies.

lundi 7 février 2011

Je réactive mon blogue !


Trop d'idées, trop de nouvelles expériences à partager: amitiés, vie de famille, Beals, projet Elluminate, cours pertinents ou non, le Tecfée à passer, les stages, etc. Ce ne seront pas les sujets qui manqueront.
Donc, je réactive mon blogue. Les billets rédigés en anglais s'inscrivent dans la compétence professionnelle 11 (MELS): "L'engagement dans une démarche personnelle et collective de développement professionnel", ce qui comprend de l'analyse réflexive.
Ceux et celles qui ne suivent pas Twiter ou Facebook pourront lire ici mes pensées diverses qui ont plus de 140 lettres! Pas nécessaire d'aimer ou de répondre, je le fais pour moi.

Journée cruciale: audience à l'immigration


Je voulais partager avec vous mes émotions du moment!
Aujourd'hui, une famille que je connais défend son dossier devant la Commission de l'Immigration et du statut de réfugié à Montréal. Cette famille est arrivée en plein hiver 2010 en ayant tout quitté pour des motifs politiques et de menaces sérieuses d'atteinte à leur vie. Tout était nouveau et chaque jour apportait son lot de nouvelles choses à faire pour s'installer. À titre d'exemple: déchiffrer des listes de matériel scolaire (avec multiples sortes de crayons et de duo-tang différents!!) était un choc sur le plan linguistique, culturel et monétaire !
Cet après-midi, ils seront en audience pour quelques heures afin de faire valoir leur histoire. C'est un moment crucial. Je crois qu'ils se sont bien préparés grâce à une avocate de MTL et grâce à un voisin, retraité de l’université et toujours impliqué dans la protection des droits et libertés.
On est donc chanceux de vivre ici et de compter sur un bon réseau d'amis. Plusieurs dans mon entourage ont soutenu cette famille au cours de l'année, ont aidé leur intégration et je les remercie. Les enfants sont si contents d'être ici et font preuve de tellement d'enthousiasme. Ils m'ont montré leur préparation à la dictée Paul-Gérin Lajoie. Dire qu'ils ne parlaient pas français il y quelques mois à peine. On ne sait pourtant pas s'ils pourront faire cette dictée ... en avril.
On se croise les doigts que tout se passe bien et qu'ils obtiennent une réponse favorable.
Certains diront que je verse dans l'émotivité! mais c'est plus fort que moi.

À tous ceux et celles qui m'entourent, je voulais vous le dire : vous comptez pour moi !!

mardi 18 mai 2010

Politics and Canada's language laws


Canada's language laws have, all through its history, always been the object of highly emotional political debate and conflict. Because language is closely linked with identity issues, and the survival or assimilation of a population, the different laws that marked the history of Canada have all had a strong impact and have shaped in their way the actual face of Canada and its provinces now. The History of Quebec in the Perspective of the French Language by Jean-Philippe Warren is an extraordinary source of information regarding this subject. It portrays clearly and chronographically the successive language laws that were "voted" here and that shaped the political and linguistic landscape of Canada, and particularly Québec. Reading theses pages is like seeing a movie but from a specific angle, that of language use since the "discovery" of Canada and the colonisation of New France to the present day, where French is still threatened in a context of globalization.
Major political milestones and language laws are explained in Warren's article: 1774 (Quebec Act) which restored the French Civil laws in reaction to the Boston tea Party and the fear that the French citizens would join the American republic; 1838 (Report Durham) after the Troubles of 1837-8 and which explicitly calls for assimilation of the French-speaking Canadians, making Quebec an English province; 1840 (Unions of the two Canadas) which again disadvantaged the French Canadians; 1867 (British North America Act)). Other important dates relating to language issues and laws are further explained, as well as the inequities and resentment they generated, and the discontent here and for French speaking minorities outside Quebec, in Acadia, Ontario and Manitoba.
In Quebec, great political, social and cultural changes marked the second part of the 20th century during the period known as the Quiet Revolution, which culminated in a renewed affirmation of a distinctive nation and a desire for independence.
The 1960s to the 1980s were marked by two major political figures, Pierre Elliott Trudeau and René Lévesque, who crystallized opposite views, the first promoting bilingualism and multiculturalism, the second, the protection of French and the demand for a Quebec sovereign nation.
The Bilingualism from coast to coast that was implemented under Trudeau's reign in 1969 (Bill on Official Languages) is seen by Federalists as an ideal solution, but from a Québec nationalist point of view, this vision ignores the incongruity of forcing bilingualism, with all its costs, on such a wide and diverse nation. After the close defeat of the 1980's referendum on the question of Quebec sovereignty, The Meech Lake Accord, under Mulroney, was proposing new constitutional arrangements that would recognize the distinct character of Quebec, giving this province a distinct status. The personal intervention of Trudeau, then in retirement and out of power, led to sly, underhanded midnight deals which are now remembered in Quebec as "night of the long knives"( la nuit des longs couteaux ) and to the failure of the Accord.
In this Language Policy and practice class, we have seen Trudeau, The great Canadian, a documentary produced by CBC. It presented the man, his political and linguistic vision. The October Crisis of 1970 was presented from a federalist point of view, emphasizing the terrible acts of some extremist organization, but omitting all the illegal arrests of innocent citizens. It shows that language law and policies are always a question of perspective and it is very difficult to please divergent communities.
Trudeau's multiculturalism has created a complicated puzzle of various communities across Canada with large non English or French speaking communities in British Columbia, and Ontario which are changing the face of Canada. In Quebec, since René Lévesque, all governments have tried to favour an integrative approach, where French would become the common bond and language for all. Both these idealistic visions have not exactly produced the desired results. In the ROC (the rest of Canada), Bilingualism and services for the French are still a pipe dream. As for Quebec, while mostly integrating its immigrants economically and socially, it still has not made them appreciate the necessity of preserving at all costs the French language, which is, after all, what makes this province unique in North America.
Reference :
Warren, J-P. (2003). The history of Quebec in the perspective of the French language. In P. Larrivée, (Ed.) Linguistic conflict and language laws: Understanding the Quebec question, (pp.57-86). New York: Palgrave MacMillan.

See also :

Le Mouton noir ( The black sheep), documentary produced by the National film board of Canada(1992);