mardi 10 février 2015

Suicide par jeûne :


Avec le jugement unanime de la Cour Suprême concernant l'aide médicale à mourir, des histoires tristes comme celle-ci  n'auront plus lieu d'être. http://www.lapresse.ca/actualites/201410/07/01-4807308-un-suicide-par-jeune-autorise.php
Crédit photo: La Presse 

Témoignage du Dr. Low

 https://www.youtube.com/watch?v=q3jgSkxV1rw

Ce médecin et microbiologiste réputé dénonçait le fait qu'aucun support pour l'aide médicale à mourir n'existait au Canada. Il déplorait l'impossibilité pour les gens en phase terminale d'y avoir accès. Il l'aurait souhaité pour lui-même. Vibrant témoignage. Le Dr. Low est décédé le 18 septembre 2013.

Also: Dr. Donald Low, key figure in Toronto’s SARS battle, dies at 68
http://globalnews.ca/news/850522/dr-donald-low-key-figure-in-sars-battle-dies-at-68/

Les soins palliatifs et l'aide médicale à mourir sont complémentaires en fin de vie.

http://www.cbc.ca/player/Radio/ID/ID/2625501643/


Palliative Care vs. Assisted Suicide: The False Dichotomy. Un excellent reportage (décembre 2014). Plusieurs arguments en faveur de l'aide médicale à mourir.

mercredi 25 juin 2014

Qui est aux commandes du développement de notre ville?

Je crains de plus en plus pour le développement de notre ville. Qui s'occupe de l'harmonie et la cohérence dans l’aménagement de notre ville? Qu'en sera-t-il de la valeur de la Grande-Allée et du Boulevard Laurier dans quelques années? À partir de l'université, c'est une artère résidentielle et institutionnelle riche par son patrimoine bâti, influencé par les mouvements Arts& Craft ou par le style international.* De plus, la Grande-Allée gagne en beauté et santé de par ses arbres et canopées magnifiques que bien des cités nous envient. Bien sûr, la trame urbaine présente des éléments hétérogènes et certaines résidences ont peu de valeur architecturale en soi. Mais, l'ensemble constitue une artère au caractère distinctif.   Personne ne peut comprendre qu'on ait laissé construire des maisons de promoteurs au design très banal, sans souci de cohésion avec les typologies existantes. 
Alors que tant de citoyens doivent s'armer de patiente pour faire accepter des modifications à leur propriété, voire même essuyer des refus pour des modifications bien raisonnables,  les démolitions et reconstructions de tout acabit semblent permises sans aucun respect de la typologie, des matériaux, des marges des maisons avoisinantes. C'est un non-sens et cela est désolant.
* Références:  Inventaire du patrimoine bâti des quartiers de Sainte-Foy, Sillery et Saint-Sacrement. (Ville et Québec et Patri Arch, 2009).(N'est plus disponible en ligne )
Vous désirez en lire davantage sur la densification dans les quartiers résidentiels de Québec, consultez le site du    Comité pour une Densification Respectueuse (CDR)  et les articles suivants: Les invasions barbares et : Pour une densification raisonnable à Québec, rédigés par Annie Cloutier 

Tragédie annoncée: énième démolition

1235 av. des Grands-Pins (sera démolie)
Au 1235 avenue des Grands-Pins, un bungalow magnifique, entretenu avec soin et entouré d’un terrain paysager et d’arbres matures sera démoli pour être remplacé par deux maisons unifamiliales sont le design est tiré d'un catalogue de promoteur. Ce bungalow est de plus voisin d’une maison patrimoniale (1241 av. Grands-Pins) datée de 1921 et répertoriée dans  l’Inventaire du patrimoine bâti desquartiers de Sainte-Foy, Sillery et Saint-Sacrement de la Ville de Québec (p. 122-123). Illustrée ci-dessous.

Deux unifamiliales à venir.


Je réitère ma position: je suis favorable à la densification, raisonnable et respectueuse, mais pas au prix des démolitions des maisons saines qui contribuent avec les résidences avoisinantes au caractère distinctif de ce secteur de la Ville de Québec.


1241 av Des Grands-Pins


lundi 14 avril 2014

Une demande pour la légalisation de l'aide médicale à mourir en fin de vie

Un avocat de Toronto fait une demande au Gouvernement canadien d'accepter et de légaliser le suicide assisté lorsqu'une personne a un verdict de maladie incurable et en formule lui-même le souhait. Il fait un plaidoyer émouvant dans une lettre et une vidéo (8mars 2014).  Il déplore que les moins fortunés ne puissent avoir accès, si c'est leur volonté, à une assistance à mourir. Il s'est envolé pour la Suisse afin d'exercer son propre choix.
Lire :

Lawyers want Supreme Court to view man’s dying plea for assisted suicide law

Vidéo:  You Tube:  Ed Hung- My Way , 

Grisaille et morosité



Semaine morose. Morosité électorale. Morosité climatique. Morosité de voir ma mère impassible, mourir de sécheresse du corps et de l'esprit.


"Comment danser et chanter quand tout de ce gris nous anesthésie? "(L'extinction des espèces deJean-François Nadeau, Le Devoir du jour 14 avril 2014 ). Tout concourt. Et je n'en rajoute pas avec le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l’évolutiondu climat (GIEC). Et la société s'enligne pour surconsommer et suremballer avec une autre fête qu'on voudrait moins commerciale...

Bon, nouvelles de ma mère...Quatre semaines sans manger, très peu d'eau. Que des gouttes depuis une semaine et aucune goutte depuis 24 heures. Elle est "tough". Le personnel est étonné. Le corps immobile n'a pas besoin de beaucoup d'énergie, il puise dans les réserves.
À travers ses grandes périodes de somnolence, elle a encore de très courts moments de présence.  La très bonne amie de ma mère qui était en convalescence sur le même étage a quitté les lieux vers une habitation pour personnes semi-autonomes. En serrant la main de ma mère, elle lui a dit : Bonne Route, Vesta. Puis elle l'a embrassée . Maman l' a reconnue. Elle a prononcé son nom.
En arrivant hier soir pour ma nuit auprès de maman, la dame d'en face venait de décéder. Pourtant, vendredi en jasant avec son mari, j'avais espéré un combo: deux départs en même temps.
Lorsque je suis arrivée près de ma mère hier soir, en me penchant au dessus de son visage, je lui ai dit doucement: Allo maman. Elle m'a répondu faiblement: Bonjour. J'étais touchée.

samedi 5 avril 2014

Le mois de mars s'est envolé


Je croise chaque jour des patients en phase terminale et je jase avec deux d’entre eux. À l’étage des soins palliatifs, il y a un salon où viennent manger ceux et celles qui peuvent encore se déplacer. Il y a donc souvent une petite jasette le matin ou en soirée.  J’y viens chaque jour depuis deux mois. Depuis deux semaines, j’y dors souvent, car nous avons entrepris de veiller maman et lui procurer une présence rassurante et chaleureuse en tout temps.

Voilà trois semaines que ma mère a cessé de manger volontairement et qu’elle  ne boit que quelques gorgées. Depuis une semaine, on a cessé de lui offrir de l’eau, car elle s’étouffe facilement. On humecte la bouche avec une pipette éponge. Elle est immobile. Les nuits et les jours se suivent sans aucun nutriment dans une chambre dont les rideaux sont un peu entrouverts.  À petit feu, si lentement, son corps s’assèche, ses jambes se sont momifiées, son corps n’en finit pas de se déshydrater…. Je n’aurais jamais cru que la charpente, les muscles, le cœur les poumons puissent être si longs à mourir... Malgré  plusieurs  séances de chimio auparavant, et malgré un premier jeûne obligatoire en février, son corps a encore des réserves...Il faut la tourner aux deux heures. Parfois on espace les rotations pour la laisser tranquille. Quand je déplie ses bras, c’est tout moite dans le creux du bras. Après qu’on l’ait manipulée aujourd’hui, et on lui a demandé si ça allait? Elle a répondu : Il le faut. Quel courage, elle ne se plaint jamais. Ma mère fait preuve de sérénité et de dignité dans cette traversée. Que se passe-t-il dans son esprit? Elle s’est plus ou moins réfugiée dans un mutisme. Mais elle est encore lucide dans ses moments d’éveil. Tellement d'amour, tellement d'attente...

Quand son cerveau cessera-t-il de donner la commande de respirer? Quand mourra -t-elle d’une arythmie ou d’une insuffisance rénale?

De mon côté, j’ai cheminé avec ma colère et j’accepte que je ne puisse rien faire pour accélérer le processus.  J’essaie d’être le plus paisible possible, mais je ne vois pas le sens de cette vie sans vie.

Ajout: Il y a une équipe de gens extraordinaires qui lui prodigue des soins de confort avec plein de délicatesse et qui s'assure qu'elle ne souffre pas. C'est un immense réconfort pour la famille.

samedi 29 mars 2014

Mourir à petit feu et Mourir dans la dignité

Extrait d'une lettre écrite par ma mère à propos du projet de loi Mourir dans la dignité: "Je suis athée, en soins palliatifs. Le jour où je me trouverai dénuée de tout ce qui fait l’essence de ma vie active et de ses plaisirs, la souffrance de mon corps n’aura plus de sens, ni de valeur pour moi. Le seul droit que je réclame alors dans une société progressiste, c’est de mourir selon ma volonté.

 J’espère que la loi sera promulguée en temps pour moi, et que je pourrai trouver un médecin qui partagera mes vues, qui comprendra le sens moderne des mots « dignité et autonomie » et qui aura l’empathie et la bonté humaine de m’aider à mourir quand le temps sera venu. Ainsi ma fin « appartiendra à l’ensemble de ma vie », puisque c’est moi qui l’aurai choisi ainsi."
 Vesta Jobidon, Québec, Qc 25 novembre 2013
Depuis deux mois, elle est en soins palliatifs et les services sont extraordinaires, remplis de délicatesse et de compassion. Mais,maintenant, elle souhaite plus que du palliatif. Elle souhaite l'aide médicale à mourir. Depuis 11 jours, elle a cessé volontairement de manger afin d'accélérer son départ. C'est la seule voie que lui offre la société en ce moment. Je trouve qu'elle fait preuve de courage dans son autodétermination. Encore ce matin, elle me disait qu'elle n'a pas peur de la mort et que, si elle le pouvait, elle aimerait partir plus vite. Quand ça fait deux ans que tu as eu ton verdict de cancer incurable, tu as eu le temps de faire ton processus. Alors ça donne quoi d'éterniser ? .....

lundi 3 mars 2014

Le mois de février s'est envolé; nouvelles de ma mère

C'est une routine qui s’est installée. Quotidiennement je visite le 3e palliatif, la chambre de ma mère étant au bout du couloir, j'ai un aperçu  de chaque chambre  par l’entrebâillement des portes, de chaque décor de fin de vie , différent, personnalisé ou non. Il y a eu des départs et des arrivées sur l’étage depuis ces 3 semaines.

La porte de ma maman est toujours fermée car cela coupe les bruits de l’étage et du salon des visiteurs pas très loin. Chaque jour, quand j'entrouvre la porte du 303, je retrouve ma mère bien assise dans sa chaise placée près du lit, qui lève la tête et me sourit. Un vrai beau sourire, pas forcé. C’est comme son nouvel univers, tout simple, mais qui la satisfait pleinement : à côté du lit, sa chaise, son radio cd, son téléphone (qu’elle peut fermer quand elle se repose) - et la petite télé tout près. Je garderai en mémoire cette image de ma mère assise dans cet espace réduit, dénudé, à l’image de sa simplicité volontaire; mais  souriante et même riante au gré des conversations.

Avec mes fils, elle jase d’école, de leurs sports et des Olympiques. Ces derniers évoquent leurs projets de voyage en fin d'études. Elle nous dit à quel point elle aime l’histoire Isabel Allende, Island beneath the sea (2010) qu’elle écoute sur 14 CD. C'est un grand récit de familles, de plantations, d'esclavage et d'identité culturelles sur l'ile d'Haïti. Quand elle est seule, elle ré-écoute Missa Solemnis de Beethoven, et la musique de Brahms, Glenn Gould et Natalie Choquette.

Ajout , lundi 3 mars
Une autre semaine s’est écoulée... même routine... grâce à l’oxygène, elle a la chance d’avoir encore un peu d’énergie. De plus, après trois semaines sans aucune alimentation, elle peut grignoter un peu car ça semble passer. Elle ne se fait pas de cachette. Ses forces l’abandonnent de plus en plus. Elle commence l’écoute de The Shipping News (1993) par l'auteure américaine Annie Proulx (Nœuds et Dénouements).
Elle a regardé le diaporama que ma soeur lui a préparé avec l'aide d'un ami et elle fut bien touchée par cet hommage. Une vie ne se résume pas à 150 photos, ça ne dit pas tout. Le diaporama lui rappelle cependant de beaux moments  et il reflète tout l’amour qu’ elle a donné à sa famille et l'aide qu'elle a apportée à la société.
Finalement, ma mère témoigne son affection et sa fierté à son entourage, à ses amies, ses enfants et petits-enfants, avec une émotivité bien contrôlée. Elle ne veut pas pleurer. C'est moi qui ai les larmes aux yeux quand je lui dis qu'elle va me manquer lorsqu'elle ne sera plus là.
Salutations amicales à vous tous.
 
 



 

mercredi 22 mai 2013

Québec se dégrade encore


Une  maison située au 1321, avenue des Grands Pins, à Sillery, a été vendue récemment. Il s'agit d'une longue et étroite maison jaune en bois, d'un étage et demi, avec un toit à double versant et des fenêtres à volets. Encore une autre belle du quartier qui sera jetée à terre pour être remplacée par une grosse maison de promoteur, qui fait fi du caractère des maisons du secteur et de la rue.

Le 18 mai 2013, j'ai vu dans le journal Le Soleil l'annonce du projet qui remplacera la maison au 1321, avenue des Grands Pins: un "grand cottage contemporain".  Je suis encore sous le coup de la colère et de la tristesse. Il y a une maison identique sur l’avenue Joseph‑Rousseau (au nord du boul. Laurier), érigée tout récemment là où un vaste terrain planté d’arbres a cédé la place à quelques maisons jumelées de grand luxe dont les grandes fenêtres latérales sont toutes indiquées pour le voyeurisme. Nul besoin d'ajouter que ces maisons avancées en bordure de rue occupent tout l'espace et libèrent à peine les marges requises. Je suis prête à parier que les arbres seront abattus au 1321, avenue des Grands Pins, de même qu'au site d’un troisième projet du même promoteur, à l'extrémité sud de l’avenue Joseph Rousseau. C'est évident qu'il y a de la fausse représentation dans les illustrations affichées, ou alors les arbres s'écraseront littéralement dans les fenêtres et les balcons... La présence d'un garage en proéminence en façade est un élément très regrettable dans le design, et qui n'existe dans aucune autre maison de la rue. On repassera donc pour l'originalité du nouveau projet.

Je trouve tellement déplorable que les promoteurs-acheteurs aient si peu de respect pour l'avenue, pour son histoire et pour son esthétisme général. Bien sûr, toutes les maisons ne sont pas des trésors, mais il s'en dégage une harmonie d'ensemble. En insérant ici et là, et de plus en plus fréquemment, dans les anciens quartiers, de nouvelles maisons « parachutées », on porte atteinte à l'ensemble de la ville. Québec se dégrade à grande vitesse. Il y a pourtant de si beaux exemples d'insertion réussie, bien pensée et bien dessinée qui respectent le gabarit des maisons voisines.
 Je constate que cette entreprise d'ébénisterie a obtenu plusieurs prix pour la qualité de son travail, et qu'elle s'est associée à une firme architecturale qui a produit des designs intéressants, novateurs et harmonieux. Ici, toutetefois, l'échelle du bâtiment, le revêtement de maçonnerie, le garage en saillie,  évoquent un tape-à-l'oeil et une signature que l'on reconnaît entre mille.
Lien vers le 1321 avenue des Grands Pins:


Lien vers un exemple similaire au projet prévu:

mardi 9 avril 2013

21st Century Education in New Brunswick, Canada

Voici une vidéo produite en 2010 par le Gouvernement du Nouveau-Brunswick et qui suscite  la réflexion et des échanges sur l'éducation au XXIe siècle. À voir par tout futur enseignant en formation.

lundi 8 avril 2013

Apprentissages linguistiques et échanges interculturels par l'entremise des blogues, e-tandem et "podcasts".

Voici quelques exemples d'échanges interculturels qui ont cours entre des élèves de différents pays. Grâce à ces échanges "pédagogiques" sur les réseaux sociaux, des étudiants entrent en contact avec d'autres cultures tout en ayant la possibilité de recevoir des corrections sur le plan linguistique. Je remercie David Cordina de m'avoir fait parvenir le lien vers le site Etandem, exemple et conseils, où sont colligés des projets éducatifs réalisés via les réseaux sociaux ( en mode synchrone ou a-synchrone).
J'aimerais bien découvrir des exemples d'échanges interculturels faits par des jeunes du secondaire, en anglais et français langue seconde, au Québec, au Canada, ou ailleurs...
Ajout: Lina Lee (2009) mentionne que l'apprentissage se fait aussi dans les corrections apportées par l'enseignant.   Selon Lee, il est donc aussi important de jumeler à ces échanges des activités "focus-on-form" afin d'informer les élèves des bons usages linguistiques dans les interactions. "Corrective feedback constitutes Learning. It is crucial for instructors to create appropriate awareness-raising activities through which focus-on-form is garanteed while meaning-oriented interaction is shared during CMC(Computer-mediated communication)".
Lee, L.( 2009). Promoting intercultural exchanges with blogs and podcasting: a study of Spanish–American telecollaboration. Computer Assisted Language Learning. 22(5).425-443.

Un beau projet d'écriture collaborative, rendu possible via Twitter et l'apport des TIC

Le Petit Chaperon rouge, revu et corrigé par des élèves branchés!

L'écriture collaborative est bien possible et elle suscite l'intérêt des élèves. Voici un projet mené par une enseignante québécoise de 1re année qui mérite d'être souligné. 
Une nouvelle version du conte Le Petit Chaperon rouge fut rédigée par des élèves de Belgique, de France, de la Grande-Bretagne, du Nouveau-Brunswick et du Québec; il fut lu par certains d'entre eux. Les classes furent "recrutées" en 10 jours via le réseau Twitter de l'enseignante !! Cela illustre bien la rapidité et les possibilités incroyables qu'offre le réseau Twitter pour rejoindre la communauté éducative.
Le vidéo produit par l'enseignante est sur You Tube.
Il s'agit d'un projet à montrer aux futurs enseignants qui travailleront à  développer les compétences linguistiques, en langue seconde également.
 
 
 
 

Twitter en éducation: une enseignante de niveau secondaire partage son expérience

Twitter est utilisé à des fins pédagogiques au Québec et ailleurs. Dans cet article, nous apprenons qu'une enseignante de l'école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers, Annie Côté, a témoigné de son expérience avec ses élèves lors de la semaine digitale à Bordeaux.
"Après Québec, l'oiseau bleu de Twitter se pose sur Bordeaux."

Oserais-je expérimenter cette forme d'écriture avec mes élèves en stage 4? J'aimerais bien savoir si de tels projets se font en ce moment en langue seconde ?

Ajout: Les ateliers de l'école numérique.
 "Animé par Annie Côté, professeur et chercheur, Jean-Yves Fréchette, fondateur de l’Institut de Twittérature Comparée (ITC) et par M. Guilhem, enseignant à Talence," le troisième atelier était consacré au tweet dans la pédagogie.

Répondre aux réels besoins d’un élève du 21e siècle

Congrès de l'AQUOPS 2013. Voici le compte rendu d'une conférence de Nancy Brousseau, coordonnatrice des services à l’enseignement de la Fédération des établissements d’enseignement privé du Québec (FÉEP), intitulée L’école de demain : le virage nécessaire pour répondre aux réels besoins d’un élève du 21e siècle.
Compte rendu rédigé par Audrey Miller.
Quelles leçons doit-on en tirer,  nous, qui terminerons notre formation universitaire en enseignement sous peu?
 Répondre aux réels besoins d’un élève du 21e siècle

Ajout: Consulter le programme du congrès de l'AQUOPS, c'est être surpris par le nombre et la variété d'ateliers offerts en lien avec les nouvelles dimensions de la pédagogie à l'école (thème du colloque). Ce programme constitue sans doute une ressource pour inviter des conférenciers au Speaq Campus, car les étudiants au programme du Beals (Bacc. en enseignement de l'anglais langue seconde) à l'Université Laval s'intéressent à l'intégration pédagogique de la technologie ( Tandem Learning, Elluminate synchrone online learning, Idpad, Webquest, etc).

dimanche 4 mars 2012

Pourquoi je suis en non-stage!

Quelques mots pour expliquer le fait que je ne sois pas en stage 3 à la session d’hiver 2012 comme la plupart de mes collègues de 3e année inscrits au Beals (Baccalauréat en enseignement de l'anglais langue seconde).
Ce que cela m'a fait? Une période d'adaptation à mon nouveau statut de non-stagiaire et à celui de future graduée qui retarde tout d'un an... ça fait mal au cœur d’inscrire dans mon CV que je n’obtiendrai mon diplôme qu’en avril 2014.
Les faits : L’attribution des places de stage se fait de façon aléatoire par tirage au sort. Un numéro de choix de stage est attribué à chaque étudiant et j'ai reçu le numéro 28 sur 30. Lors du Jour J du choix des stages, à 11 h du matin donc, étant la 28e étudiante à choisir, il me restait le choix entre deux écoles : une dans la Beauce et une autre dans Portneuf. Pour des raisons personnelles et familiales, je ne pouvais me déplacer en Beauce pour cinq semaines, ni dans Portneuf matin et soir.
Ce qui a compté dans ma difficile prise de décision de ne pas m'inscrire à un stage à l’extérieur de la capitale : Être moi aussi parent, et d’avoir une maisonnée qui bouge avec les études et le va-et vient de trois adolescents pour différentes activités le soir; puis le fait que ma mère soit en traitement pour un cancer grave dont on ne connait pas trop l'évolution.
Questionnements: Je me demande pourquoi certains étudiants ont pu obtenir un stage à Québec même s'ils n'avaient pas encore réussi leur examen TECFÉE (Test de certification en français écrit pour l’enseignement). Certains ont même dû se désister après l'échec de leur TECFÉE, fin janvier, à quelques jours du début des stages. Leurs places sont tombées vacantes, mais n’ont pas été réattribuées. J'avais manifesté mon intérêt pour ces places devenues disponibles.
Une rencontre avec le responsable des stages à l'Université Laval a éclairci ma lanterne et m'a rassurée d'une certaine façon : il n'y a pas de passe-droit ni de favoritisme dans l'attribution des stages. Seuls les étudiants ayant des enfants de moins de treize ans reçoivent une priorité dans leur choix de stage. Or, ce n’est pas mon cas et je ne peux demander une priorité dans le choix de mon stage. Ma demande n'a pas été retenue, pas d'assouplissement. C'est correct, je l'accepte, tant que la règle s’applique uniformément, sans traitement de faveur. Il me semble tout de même qu'il pourrait y avoir plus de stages à proximité du milieu d'études et que l’Université devrait s’adapter à une nouvelle clientèle adulte qui est d’ailleurs de plus en plus sollicitée.
Quant aux étudiants qui doivent se désister à la fin du mois de janvier à cause d'un échec au TECFÉE et bien, j'apprends que les règles vont changer à l'avenir. En effet, il semble que ces personnes en éducation ne pourront plus faire une demande de stage tant qu'ils n'auront pas réussi le TECFÉE. Ce qui me semble évident et faire du gros bon sens. Autre solution à envisager: que ces étudiants se retrouvent en queue de liste pour faire leur choix.
Voir le côté positif: N'étant pas stagiaire, j'ai pu m'inscrire à plus de cours cette session‑ci. Je n'aurai donc presque plus de cours à suivre avant de terminer mon baccalauréat. De plus, j'ai fait le choix de m'impliquer bénévolement auprès d'une enseignante dans une école primaire anglophone. J’ai grand plaisir à côtoyer ces jeunes d'une classe multiniveaux de 1re et 2e année. J'observe une enseignante d'expérience qui a plusieurs compétences et stratégies à son arc. Je suis tombée sous le charme de sa classe.

jeudi 11 août 2011

Mon été 2011 en quelques mots.

Réussite: Le Tecfée (Tests de certification en français écrit pour l'enseignement) au tout début de l'été. Bien contente, du premier coup et excellent résultat. La voie est ouverte pour entreprendre mon Stage III. 
Réglée : Une liste de 15 tâches à faire dans la maison et qui étaient restées en suspens tout au cours de l'année. Youppi!Fierté: Le sablage et la teinture du patio en bonne compagnie (fistons et amis néo-québécois). J'espère que le travail ne sera pas à reprendre tant il pleut quotidiennement depuis notre application de la seconde couche...
Plaisir : Accompagner H. (12 ans) dans sa francisation. De belles rencontres deux fois par semaine tout au cours de l'été. Il me dit que je suis un bon professeur. Heureusement! Je souhaite que son entrée au secondaire soit une belle expérience et qu'il soit bien accompagné dans son nouveau milieu à De Rochebelle.
Joie: Accompagner mon amie C. un matin par semaine chez elle durant sa convalescence. Elle fut impliquée dans un grave accident d'auto causé par un jeune récidiviste de l'alcool au volant. Préparer un repas avec Christine, c'est l'aider à se changer les idées et c'est donner du temps à une famille en or qui ne méritait pas de se faire foudroyer par ce mauvais sort.
Vacances: Une fin de semaine harmonieuse à l'Isle-aux-Coudres et belle descente de la Rivière-du-Gouffre en kayac récréatif. Beaux paysages de la région charlevoisienne.

Amitiés: De très belles rencontres amicales avec mes copines que je néglige en cours d'études! J'ai adoré vous revoir. Et d'autres à venir, je ne vous oublie pas.
Inquiétudes : Quelques nuits à dormir d'un oeil entrouvert dans l'attente du retour de mes 3 jeunes adultes sortis vivre leur été 2011: St-Jean à Québec, Métallica, baignade dans la rivière Jacques-Cartier, camping de copains. Et mon mari, parti pêcher en rivière.
Lectures d'été: J'avais une bonne liste, bien alimentée par des billets de blogueurs,ici, ici et ici mais je n'ai pas eu le temps de terminer le seul que j'avais commencé.
Etc: J'en oublie. Ce fut un tourbillon d'activités, de parties de soccer, de méga lunchs à planifier pour ces grands ados, mais tout cela sans la pression de devoirs ou lectures à terminer pour le lendemain! Un rythme molo , quoi!
Souhait: Bien hâte de retrouver mes collègues à l'université pour finir ce Bacc en enseignement de l'anglais langue seconde le plus vite possible.






mardi 17 mai 2011






La profession enseignante au Québec se pratique présentement en dehors d’un ordre professionnel. Cependant, les enseignants œuvrent à l’intérieur d’un cadre de devoirs professionnels et doivent faire preuve de compétences professionnelles. Je suis inscrite à un cours d'été Formation éthique et enseignement sous la direction de Denis Jeffrey, qui nous aide à résoudre différents dilemmes en s'appuyant sur l'éthique professionnelle. L'Ordre professionnel est souhaité compte tenu de la nature de la formation et de la complexité des responsabilités qui incombent à l'enseignant, ainsi que de l'exemple de moralité dont il doit faire preuve.


Est-ce qu’un Ordre professionnel assurerait une meilleure qualité de l’enseignement? C’est ce que défend R. Larouche dans un document mis en ligne dans le blogue de Mario tout de go. Billet du 16 mai. Étant donné que je suis inscrite dans une formation en Éthique et enseignement à ce moment même, les questions d'Ordre, d'ingérence et d'avis professionnel ont attiré mon attention. Ce document chargé de récriminations envers les nombreuses méthodes d’enseignement et d’apprentissage du français au Québec relève plusieurs problématiques attribuables au Mels.
Certains diront que ce document ressemble à un manifeste qui pourrait aisément servir une plateforme politique…
L’une des propositions soumises est de créer un Planificateur d’unités d’apprentissage. Cette proposition est basée sur un modèle ontarien. La diffusion des ressources (programmes et planifications) existe déjà, bien que ce ne soit pas centralisé; soit par le Mels ou par des regroupements existants selon les disciplines (Speaq, par exemple pour l’enseignement de l’anglais).



Les bouleversements numériques (e-learning et réseaux sociaux) auront sans doute un impact très important sur la profession. À ce sujet, voici un texte à approfondir de F. Guité : Révolution.




N'en reste pas moins, que tout doit être fait pour favoriser l'épanouissement des élèves et des enseignants dans leur milieu.
Je réfléchis à tout ça au cours de l'été ....




Et je lis:




Repères pour l'éthique professionnelle des enseignants
F. Jutras / C. Goyer, et collaborateurs, Presse de l'Université du Québec, 2009.

vendredi 29 avril 2011

Report on Speaq Campus Laval University 2011


Société pour la promotion de l’enseignement de l’anglais langue seconde au Québec / Society for the Promotion of the Teaching of English as a Second Language in Quebec.

A day like Speaq Campus is a great day for teachers in training: it is ongoing professional development that is varied, dynamic and stimulating and that, outside of the classroom. It takes a day like Speaq Campus to help us refresh some ideas & theories seen in class, and see some concrete applications in everyday life of experienced teachers. I have decided to share my recollection of the conferences I attended to help my own practice (Competency 11) and to convince fellow students of the Beals to attend next year!
The ESL Sky is the limit with Skype and Instant messaging Systems. Maria G. Contente shared her experiences with Skype in her classroom. There are many advantages to the use of Skype: she invites guest speakers from all over the world to address her students. Students are motivated to participate in debates on various social and ecological issues. Mrs. Contente explained her experience with oral skills homework done on Skype, and that ESL learners speak without fear on a one-to-one basis (although at home in their comfort zone, without the presence of peers). She further explained how she uses Moodle to plan her classes and upload files on Skype. She is quite inspiring, and one can tell that her students aren’t bored. They go on virtual trips. She maintains links with Brazil, and helps less fortunate people learn English through e-learning environments. One can see how Skype, as well as other e-learning tools, such as Elluminate, can help language learning in remote parts of the world where no regular institution can offer such courses. Mrs Contente also described her volunteer work in helping citizens of Rio de Janeiro to learn useful English-speaking skills to enable them to work for the Olympics in 2012.
Making the ESL classroom more brain-friendly, especially for teens. In this conference, Randy Hamlyn discussed the brain, how it rules our conduct and the importance of transforming information. He presented David Sousa’s book, How the Brain Learns and John Medina’s book Brain rules. Both authors are researchers in educational neuroscience. Hamlyn stressed the fact that ESL students shouldn’t rely on rote memory, but should transform information and reinvest their learning. He strongly suggested to use the first ten minutes of the class, that’s when students are most ready to learn.. He called this period prime time. I noticed how much importance he gave to concentration and the principles of wiring and rewiring the brain: a learned experience is rewiring. Every brain is wired differently and there are multiple intelligences. Hamlyn discussed the kinesthetic children who need to touch and manipulate. Teachers have different kids in a classroom and their job is that of facilitators: to trigger the students and support the students along their learning activities. Hamlyn’s presentation definitely sparked my curiosity to read more about brain rules and learning.

Surviving your first year teaching. Patricia Parks brought us humour on a serious topic. She shared her own experiences and many strategies about surviving a first year in front of a classroom. She insisted on being passionate about teaching and transmitting one’s passion. She suggested ending her classes positively; she thought it was important that students be able to make a choice (for example, on a final project or even on how to be tested and evaluated). She did apply consequences and cut out the funny ending if a class had been disruptive. Mrs. Parks starts her classes with a ten-minute silent reading which, she said, helped students settle and focus on English. She provided us with her 10 tips tool box, the first one being on planning. She confided that becoming friends with the students shouldn’t be a teacher’s aim, students have friends, but they need a teacher. It was good to hear an experienced teacher speak about her difficult times in the first year, and how she gradually organized her lesson plans and class management to make it a successful and pleasant learning environment for her students. Since a high rate of teachers drop out of the field within the first 5 years, it is most appropriate that future teachers get as many tools and information to help them along the first years which are apparently the hardest.
Help, my students can’t read and they won’t talk. Monique Mainella’s workshop was very structured and aimed at helping teachers to teach strategies to learners. Teachers often forget that students are scared to read in front of a class; they feel incompetent in front of a text in a second language, are worried about mistakes, and that they will have to answer questions. According to Mainella, the teacher’s role is important; he/she is responsible for the student’s willingness to speak. Therefore he/she should teach students strategies to read and speak in the group; give them time to process and think before asking for someone to answer. This reduces stress and creates an affective climate, which are part of a natural approach. An environment without stress will help comprehension but also help the students express themselves orally.
Mrs. Mainelle explained also that teachers can use anonymity to poll the classroom on the understanding of a question or subject matter. She also gave us a helpful tool: “my exit slip”, one short question or exercise on a slip of paper that students hand in before leaving class. It is a simple and effective way of surveying the understanding of a notion, and to identify those who need more explanations. Finally, she gave additional strategies to help the students read, adding visuals to support a text, for example.
Tips, tricks and tools to reach and inspire. Judith Rohlf’s message was clear, concise and important for improving our future teaching skills in the classroom. I retained her three principles: Structure for success (let’s remember that planning was also an important tip for P. Parks); use everything that you can think of to animate and explain and catch the students doing something good. This experienced woman shared with us numerous tips and tricks she had developed over her many years of practice. She highlighted the importance of simple class rules, of establishing routines and the importance of functional language posters. I can see that such posters are helpful for ESL learners and should be present in ESL classrooms. Personally, I noticed a classroom in one practicum where none were posted and that bare classroom seemed pretty uninspiring for kids: no functional language that could help them take risks in formulating sentences. Finally, Rohlf shared her enthusiasm for arts & crafts activities, which are a way to provide a pleasant atmosphere (affective factor in language learning for beginners), as well as an opportunity to learn and use the English words in association with objects. This is exactly what was taught in my Ped course: Teaching young children (S. Priego). Puppets, banners, mini-books are creative activities that involve “showing and telling” in the target language. J. Rohlf’s lecture helped future teachers review some of the cooperative structures such as: Think –pair-Share; Inside-out circle and showed different opportunities to get students to talk and participate.

To conclude, let me say that I truly enjoyed my time spent at Speaq Campus. The Speaq Campus committee had done a great job setting up the conferences, arranging for the good lunch in the Atrium and offering many attendance prizes.